Au sommet de la RDC, il existe un système invisible mais redoutable : une machine organisée pour salir, briser et écarter, souvent des innocents, afin de protéger les vrais fauteurs et créer la confusion. Le modus operandi est simple : attaques gratuites, insultes, accusations, montages grossiers, rumeurs fabriquées, manipulations. On vous qualifie de traître, étranger (Rwandais), etc.
On inonde les réseaux sociaux, on fabrique une « opinion », puis on pousse la décision politique sous pression, au lieu de la fonder sur la vérité et l’intérêt général.
Les acteurs ? Un réseau mêlé, connu et inconnu : conseillers, journalistes et communicateurs, cadres du parti au pouvoir, relais de proximité, proches, figures religieuses instrumentalisées… Chacun joue sa partition : amplifier, dissuader, détourner, distraire.
Les financiers ? Ceux qui ont intérêt au silence et à la peur : services de sécurité, cercles d’influence, segments de l’appareil d’État, opportunistes, « adversaires » recyclés… Tous ceux qui achètent la stabilité de leur position au prix de la dignité des autres.Les conséquences ? Elles sont graves : mise à l’écart, pertes d’emplois, emprisonnements, parfois violences extrêmes.
Des carrières sont brisées, des familles déstabilisées, le tissu social fracturé. Et pendant que l’attention publique est capturée, le népotisme, le tribalisme, l’exclusion s’installent, et le pouvoir se confisque. Le peuple, lui, finit par s’habituer à la peur, à sa misère.
Les victimes sont innombrables, et c’est justement pour cela que beaucoup se taisent : quand on comprend que « contredire » peut coûter cher, on choisit la prudence. Pendant ce temps, la machine protège les siens : les voleurs, détourneurs, destructeurs de l’avenir commun, eux on les couvre, on les blanchit, on les célèbre. Ils sont qualifiés de patriotes même quand ils hypothèquent l’avenir de toute une nation, quand le fonctionnaire déjà mal payé ne reçoit pas son dû à temps…
Mais il existe un fait que le système n’aime pas : la rupture. Ceux qui quittent ce bateau gagnent autre chose : • la sympathie populaire, parce que le peuple reconnaît l’acte de courage ;
– la publicité gratuite, financée par la machine privée et de l’Etat ;
– la popularité accrue ;
– le soutien silencieux de la majorité du peuple;
– le respect et la considération des partenaires politiques, qui y voient un signal clair de séparation et de rupture avec le système corrompu ;
– une crédibilité renforcée, parce qu’on ne trahit pas le peuple : on refuse d’être complice.
Car il faut du courage pour dire non à une machine qui ne frappe pas d’abord l’ennemi : elle frappe ceux qui refusent de se taire.
Mon appel au peuple : comprenez ce système. Identifiez son modus operandi, ses relais, et ses victimes qui sont souvent vos proches, vos voisins, vos familles… et parfois des inconnus dont la vie a été ruinée pour un calcul de pouvoir.
Quittez ce bateau. Rejetez la machine du mal. Prenez courage. Parce qu’un peuple qui a peur devient esclave. Et un peuple qui se réveille redevient souverain.
Le Réveil, c’est maintenant. Le départ qui fait mal.
Tribune de Claude Ibalanky,
ambassadeur itinérant honoraire du Chef de l’État,
Acteur politique Congolais.
