Le Gouverneur de la Banque Centrale du Congo (BCC), André Wameso, a annoncé, le 8 mai 2026, la création d’un poste de Responsable de la Sécurité des Systèmes d’Information (RSSI) à la BCC. Il s’exprimait lors d’une conférence de la Banque Centrale des États de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO) sur les crypto-actifs et l’innovation financière. L’objectif vise à sécuriser la digitalisation du secteur financier congolais et positionner la RDC comme acteur majeur des fintechs en Afrique.
Intervenant au panel « Cybersécurité, intégrité financière et protection des données », André Wameso a lié la modernisation des services financiers à la maîtrise des risques numériques.
La BCC accompagne déjà le développement des fintechs et accélère la digitalisation du système financier congolais, dans la ligne de la stratégie nationale d’inclusion financière 2019-2023 prolongée par les autorités monétaires.
Une fonction RSSI créée en 2026 pour contrer la cybercriminalité
Face à la montée des paiements numériques et des attaques ciblées, la BCC institue cette année un poste organique de RSSI.
À travers cette initiative, la BCC veut renforcer la prévention, la surveillance et la réponse aux cyberincidents. Cette décision répond à l’essor des solutions fintech sur le continent, où les banques centrales durcissent leurs dispositifs de cybersécurité.
Dakar comme tribune pour la vision numérique africaine de la RDC
La conférence, organisée par la Banque Centrale des États de l’Afrique de l’Ouest en marge du bureau de l’Association des Banques Centrales Africaines, a réuni Gouverneurs et experts autour du thème « Crypto-actifs et innovations numériques : opportunités et défis pour la stabilité monétaire et financière ».
André Wameso y a souligné que l’Afrique peut s’imposer grâce à sa jeunesse et à une capacité d’innovation souvent sous-estimée.
Encadrement des crypto-actifs : la RDC s’aligne sur la prudence continentale
Plusieurs banques centrales africaines resserrent leur cadre sur les crypto-actifs pour préserver la stabilité monétaire.
Pour sa part, la BCC s’inscrit dans cette dynamique en combinant ouverture aux fintechs et contrôle des risques opérationnels. L’enjeu est de concilier innovation, inclusion financière et sécurité des systèmes, alors que l’usage des monnaies numériques progresse rapidement en Afrique subsaharienne.
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