Il devient de plus en plus évident que les prétendus « contentieux historiques » avancés par Guy Mafimba Motoki relèvent davantage d’une lecture sélective de l’histoire que d’une analyse rigoureuse des faits. Leur constante : une mise en cause quasi systématique du Président Denis Sassou Nguesso.
Pourtant, l’histoire politique récente du Congo met en lumière des réalités autrement plus complexes.
Prenons le cas du Rassemblement pour la Démocratie et le Développement (RDD), fondé par feu Yhombi Opango. Ce parti illustre à lui seul les recompositions permanentes de la scène politique congolaise.
Membre de la majorité présidentielle entre 1992 et 1997, le RDD bascule dans l’opposition à l’issue de la guerre civile du 5 juin 1997 au Congo-Brazzaville, avant de revenir, quelques années plus tard, dans le giron du pouvoir à la faveur d’accords politiques avec Denis Sassou Nguesso.
Ce retour n’est pas symbolique : il s’accompagne de responsabilités gouvernementales, notamment au ministère du tourisme, où Guy Mafimba Motoki aurait exercé des fonctions de conseiller.
Un discours à géométrie variable. Dès lors, une contradiction majeure apparaît : comment parler de « contentieux historique » dans le cas d’un acteur politique ayant alternativement collaboré avec le pouvoir et combattu celui-ci ?
À quel moment précis se situe ce contentieux ? Lors de la participation au pouvoir ? Lors du retour dans l’opposition ? Ou bien s’agit-il d’une notion invoquée de manière opportuniste, selon les circonstances politiques ?
Ces incohérences fragilisent considérablement la crédibilité du discours tenu. Une lecture motivée par des considérations personnelles ?
En réalité, ces prises de position semblent davantage relever d’un ressentiment individuel que d’une analyse historique fondée. Le refus de nomination ministérielle opposé à Guy Mafimba Motoki par le Président Denis Sassou Nguesso apparaît, pour nombre d’observateurs, comme un élément explicatif central.
Ainsi, derrière l’habillage conceptuel des « contentieux historiques » , se dessine une stratégie politique marquée par la subjectivité.
Le jugement appartient au peuple. Face à ces éléments, il appartient aux Congolais de faire preuve de discernement. L’histoire ne peut être instrumentalisée au gré des ambitions individuelles. Elle exige rigueur, cohérence et honnêteté.
Citations d’internautes : « l’opportunisme politique est l’art de changer de camp sans jamais changer d’intérêt ».
« Celui qui n’a pas de ligne politique appelle stratégie ce qui n’est que de l’opportunisme ».
« En politique, l’opportunisme commence là où les convictions s’arrêtent ».
Fait à Annecy, le 15 Avril 2026
Tribune de Evrard NANGHO,
Le Patriote Engagé
