Le Président de la République, Félix Tshisekedi, a échangé, ce jeudi 16 mai 2024, avec le Cardinal Fridolin Ambongo, accompagné du Chargé d’affaires de la Nonciature, Monseigneur Andriy Yevchuk, à la Cité de l’Union Africaine à Kinshasa.
À la suite de cet entretien de près de deux heures, Fridolin Ambongo a tout de même tenu à calmer les esprits. « Il y a eu plus de malentendu que de vrai problème », a-t-il précisé quant à ce. Dans la foulée, ce prélat catholique a martelé sur le travail de Félix Tshisekedi au sommet de l’État, notamment celui d’œuvrer pour le bien-être du peuple Congolais.
« Nous sommes condamnés à travailler ensemble main dans la main pour le bien-être de ce peuple et pour le bien de notre pays qui est aujourd’hui en péril à cause de la voracité des pays voisins que nous connaissons », a en outre déclaré le Cardinal Ambongo.
Et de renchérir : « là où les hommes se parlent, les choses sont claires. C’est avec un sentiment de grande satisfaction et de gratitude vis-à-vis du Chef de l’État que je sors de ce bureau ».
Jusqu’à preuve du contraire, le Cardinal Ambongo est sous le viseur de la justice Congolaise. Une lettre du Procureur Général près la Cour de Cassation de Kinshasa-Matete était à la base d’une instruction vis-à-vis des services habiletés pour l’ouverture d’une information judiciaire, en date du 27 avril dernier contre le concerné. « Faux bruits, incitation à la révolte et attentats contre les vies humaines » sont les infractions retenues contre cet homme à la soutane blanche.
Cette correspondance était par la suite récupérée par plusieurs organisations civiles, religieuses et des personnalités politiques qui ont tous manifesté leur regret contre cette position de la justice Congolaise et surtout sous le régime Tshisekedi pour qui l’Église catholique a longtemps accompagné le combat politique.
Guillaume Mavudila
