Les conditions de travail ne sont pas bonnes pour les surveillants de Mahagi en Ituri, pendant ces épreuves de l’Examen d’État (EXETAT) édition 2025 en République démocratique du Congo.
C’est le cri d’alarme lancé par Christian Ilunga Mutombo, un opérateur économique de cette contrée de la province de l’Ituri, qui qualifie d’ailleurs cet acte de « l’injustice » vis-à-vis de ces agents qui pourtant assurent une mission aussi cruciale pour le bon déroulement de ces épreuves nationales.
Dans son message, celui-ci dénonce aussi le fait que ces surveillants, « hommes et femmes, sont envoyés dans des zones reculées, sans recevoir la moindre rémunération. Ils vont travailler pendant quatre (4) jours, dans des conditions difficiles, sans aucun soutien financier, sous prétexte que leur paie serait exonérée ».
En effet, Christian Ilunga Mutombo interpelle les députés nationaux ainsi que les membres du Gouvernement en leur posant ces quelques questions : « seriez-vous capables de travailler plusieurs jours sans être payés ? Accepteriez-vous d’assumer une tâche nationale sans moyens de transport, sans indemnité, sans reconnaissance ? ».
Dans la foulée, ce cadre et gardien d’une base importante en Ituri regrette cet acte « inacceptable », qui traduit à la fois « un profond mépris envers ceux qui œuvrent pour faire fonctionner l’État au quotidien ». C’est ainsi qu’il réitère son vœu de voir le Gouvernement Central corriger le plus tôt possible cela, notamment en offrant aux protagonistes les conditions de travail répondant aux normes en la matière.
« Ne pas les payer, c’est banaliser leur engagement. C’est insulter leur dévouement. Et c’est surtout compromettre la crédibilité de nos examens d’État », conclut-il.
Pour rappel, les épreuves de l’Examen d’État pour cette édition 2025 ont débuté depuis lundi 28 juillet et prendront fin ce jeudi 31 juillet 2025.
Keren-Heliane Kambum
