Le dossier du site « Mukanga 3 », à Mont-Ngafula, revient sur le devant de la scène. Il y a quelques mois, une dame s’était manifestée sur les réseaux sociaux pour réclamer un terrain sur ce site. Elle accusait Monsieur Zico Mukanga, acheteur et revendeur de grands hectares à Kinshasa, et le chef coutumier David Matadi Kibala de « spoliation ». À l’époque, elle avait organisé une campagne numérique contre l’ABSL Zico Mukanga pour salir ses activités au vu de tous.
Vérification des documents : l’erreur de vendeur confirmée

Pas plus tard que ce mercredi 13 mai 2026, la dame a rencontré les services de Zico Mukanga et la partie David Matadi Kibala pour une vérification conjointe des documents. L’examen a montré que le terrain ne lui avait pas été vendu par David Matadi Kibala, seul héritier habilité selon les pièces présentées. La vente aurait été conclue avec un membre de la famille élargie de l’héritier, du reste sans qualité. La dame s’est donc trompée de vendeur et ses documents s’avèrent « irréguliers ».
En droit foncier congolais, seul le titulaire du certificat d’enregistrement ou l’héritier reconnu a qualité pour céder un bien. Acheter auprès d’une personne non habilitée expose l’acquéreur à la nullité de la vente et à la perte des sommes versées. C’est une règle de base trop souvent ignorée à Kinshasa.
Plainte pour destructions méchantes
Zico Mukanga récupère désormais le dossier et annonce une plainte. La dame est dorénavant poursuivie pour « destructions méchantes » sur le site Mukanga 3 et « propagation de faux bruits » sur les réseaux sociaux.
Outre la dame, un homme arrêté récemment et trois autres personnes affirmaient détenir des parcelles sur le site Mukanga 3. Le même mercredi, les documents présentés par ces personnes n’ont pas été reconnus par la partie David Matadi Kibala. À première vue, il s’agirait d’un second dossier sans base légale. Mais les enquêtes sont annoncées sur terrain, en vue d’établir la version finale.
Mise en garde aux acheteurs de Kinshasa
Ce dossier doit servir de leçon. Avant tout achat de parcelle à Kinshasa, le client est censé vérifier d’abord l’identité du vendeur sur le titre, la qualité d’héritier s’il y a lieu, et enfin, la conformité du certificat d’enregistrement au registre foncier. Une vérification au service des titres immobiliers évite des procédures longues et coûteuses.
Zico Mukanga a été accusé à tort, alors que sa structure fournit un service reconnu. Grâce à son ASBL, plusieurs Kinois sont aujourd’hui propriétaires des terrains dans la capitale, à des prix forfaitaires. Plutôt que d’utiliser les réseaux sociaux pour détruire tout un travail, il est préférable de rencontrer la partie en conflit pour un règlement à l’amiable. C’est ce qu’exige les lois du secteur foncier.
« La dame fait l’objet des poursuites judiciaires suite au manque de prudence dans sa démarche », a regretté un témoin aux alentours du site. Pendant ce temps, Monsieur Zico Mukanga maintient son occupation et engage la procédure pour faire valoir ses droits.
Nouvelle.cd
