Tribune de Evrard NANGHO,
Le Patriote Engagé
L’image pitoyable que l’opposition Congolaise présente aujourd’hui est très inquiétante. Surtout ceux qui prétendent être de l’opposition et qui sont candidats à l’élection présidentielle. Être opposants ne s’improvise pas.
Aujourd’hui la politique au Congo a vraiment perdu ses lettres de noblesse. Le chômage endémique qui frappe considérablement notre pays a permis cette ruée vers la politique. L’ascenseur social étant en panne, le modèle de réussite demeure la politique, d’où cet engouement.
La politique est un sacerdoce, un engagement solennel qui nécessite des convictions. Tout le monde n’a pas vocation de faire de la politique et de devenir opposant.
Les États généraux de l’opposition Congolaise s’imposent aujourd’hui. Il y’a trop d’aventuriers voir des comédiens dans l’opposition. L’opposition politique se fait à base des idées. Il faut une offre politique à présenter aux Congolais. L’opposition Congolaise a vieilli et il nous faut une nouvelle génération des vrais opposants qui ont une vision claire et nette pour être une alternative à la majorité présidentielle.
L’opposition Congolaise n’a pas vraiment d’ancrage national. Les réseaux sociaux ne suffisent pas pour faire passer le message et il faudrait avoir des relais sur le terrain pour que le message de l’opposition atteigne toutes les populations.
In fine, il nous faut une vraie organisation au sein de l’opposition. Les individualités ne font que nous fragiliser face au mastodonte PCT. Nous devons plancher sérieusement sur la question de l’opposition si réellement nous voudrions être une alternative crédible au PCT.
« L’intelligence c’est la capacité de s’adapter au changement », par Stephen Hawking.
« Les hommes n’acceptent le changement que dans la nécessité et ils ne voient la nécessité que dans la crise », par Jean Monnet.
