Le 16 avril 2026, le Président de la République, Denis Sassou Nguesso, a solennellement prêté serment de respecter la Constitution, en présence de nombreux chefs d’État et de délégations intergouvernementales.
Cet acte juridique majeur marque simultanément la clôture du quinquennat précédent et l’entrée en vigueur du nouveau mandat, conformément à la Constitution du 25 octobre 2015.
Sur le plan strictement constitutionnel, cette investiture emporte des conséquences immédiates sur l’architecture gouvernementale. En vertu de l’article 77, la prestation de serment consacre l’entrée en fonction du Président. Corrélativement, et dans le respect des principes de continuité et de légitimité institutionnelle, le gouvernement sortant est tenu de présenter sa démission sans délai, soit le jour même, soit dans un délai rapproché.
Or, la situation actuelle révèle une forme de flottement institutionnel préoccupant. Certains membres du Gouvernement continuent d’exercer leurs fonctions et d’engager l’État, alors même que leur légitimité est juridiquement fragilisée. Une telle posture apparaît en contradiction avec l’esprit et la lettre de l’article 83 de la Constitution, qui encadre la responsabilité gouvernementale dans le cadre du mandat présidentiel.
Au-delà de l’obligation juridique, il existe également une exigence de pratique démocratique et de bonne gouvernance. Il relève de la responsabilité politique du Premier Ministre de présenter la démission de son Gouvernement au Chef de l’État nouvellement investi. Cette démarche, bien que parfois considérée comme une convention, participe à la clarté institutionnelle et à la crédibilité de l’action publique.
L’ouverture du quinquennat 2026-2031 implique, de manière automatique (ipso facto), la mise en place d’un nouveau Gouvernement. Que le Premier Ministre sortant soit reconduit ou non, la procédure de nomination doit impérativement se conformer à l’article 103 de la Constitution, garantissant ainsi la régularité juridique et la légitimité des institutions exécutives.
Dans ce contexte transitoire, il convient de rappeler un principe fondamental : aucun membre du Gouvernement sortant ne devrait, en l’absence d’une nouvelle nomination formelle, engager l’État pour le compte du nouveau quinquennat.
Cela implique notamment :
– la suspension des déplacements officiels à portée décisionnelle,
– l’abstention de tout engagement national ou international,
– le gel des initiatives politiques majeures.
Toute action contraire pourrait être interprétée comme une violation manifeste de la Constitution, exposant les auteurs à des critiques politiques et à des contestations juridiques.
En conséquence, il apparaît urgent, tant pour la stabilité institutionnelle que pour le respect de l’État de droit, que le Premier Ministre en fonction, Collinet Makosso, présente sa démission au Président de la République dans les plus brefs délais, afin de permettre la formation d’un nouveau Gouvernement pleinement légitime.
Barack Obama : « la Constitution n’est pas un simple document, elle est un engagement envers l’État de droit ».
Nelson Mandela : « respecter la Constitution, c’est respecter le peuple ».
« Le respect de la Constitution n’est pas une option politique, mais une exigence absolue qui fonde la légitimité de l’État et garantit la confiance du peuple », Internaute.
Fait à Paris, le 18 Avril 2026
Tribune de Evrard NANGHO,
Le Patriote Engagé
