Il n’est peut-être pas le seul, mais l’un des oiseaux rares de la musique Congolaise qui sait donner de la lumière à la nouvelle génération. Il s’appelle Héritier Wata, ce chanteur dont le bon cœur est une réputation qui colle à la peau depuis belle lurette.
Samedi 8 juin dernier, l’héritier de la rumba Congolaise a tenu un concert VVIP au Pullman, abrité au Grand Hôtel de Kinshasa, pour la présentation de son nouvel album intitulé « Chemin de la Gloire ». Le sold out a été signalé le jour J. Ce fut une prestation scénique digne du rang de « Moto na tembe ». Oui. Cette soirée de gala a visiblement répondu aux attentes du public.
Ce même jour, « Monsieur le chanteur » a été entouré de plusieurs autres artistes, mieux ses jeunes frères dont Innocent Balume, Gally Garvey, Samarino, Stino Lanç’art et DJ Mombochi. Ensemble avec ceux-là qui font l’honneur de la musique Congolaise, le patron de « La team Wata » a mis du feu sans précédent lors de ce show qui n’a fait que confirmer la suprématie de son nouvel album sur le marché des disques à travers le monde. Chacun d’eux a au moins interprété un morceau avec Héritier Wata, le tout avec l’accompagnement du public et dans une ambiance très vibrante.
Si beaucoup parmi les artistes présents ont été soutenus par Héritier Wata avec un featuring, ou d’une manière ou d’une autre, DJ Mombochi lui, a connu un soutien très particulier cette soirée. Avec ses tubes « Basi na mbongo » et « Esende », ce jeune artiste a été placé à la lumière dans un contexte du concert VVIP dont les billets étaient vendus très chers. Ce n’est pas tout, Wata a promis de l’aider sous plusieurs formes. Un acte que beaucoup parmi les artistes Congolais ne sauront reproduire dans une période où la concurrence devient de plus en plus rude sur terrain. Oui. Wata a osé, il n’a pas tenu compte de la rivalité musicale pour propulser cette pépite.
Dans l’opinion publique, cet énième acte de « Tour de contrôle » a été applaudi par les mélomanes de toute tendance confondue. Ce seul geste, disent-ils, suffit pour pousser vers le haut un jeune artiste pour la suite de sa carrière musicale. Quoi de plus normal qu’un héritier du bel exemple de son ex patron, Werrason, puisse toujours flotter au plus haut niveau de la musique tant Congolaise qu’africaine ? C’est une simple question, mais qui se substitue à une leçon de morale vis-à-vis de tous ceux qui ont du mal à digérer le progrès des autres.
Guillaume Mavudila
