Le mode opératoire utilisé contre l’ancien président de l’Assemblée nationale (du 12 avril 2012 au 24 avril 2019), calqué sur les précédentes répressions visant la direction de notre parti, relève d’une théâtralisation de la violence. Le déploiement disproportionné des forces de sécurité n’avait d’autre but que d’instaurer une psychose collective.
Cet enlèvement brutal, marqué par des dégradations matérielles, vise à sceller l’humiliation de l’adversaire politique.
Ce scénario, digne d’une époque que nous croyions révolue, est un montage cynique du régime actuel pour simuler une puissance régalienne en plein centre urbain, là où le calme règne.
C’est un affront à notre jeune démocratie. Cet acte de diversion cherche à détourner l’attention d’un peuple exigeant le rétablissement de la sécurité et du progrès social. Pendant ce temps, la direction du pays s’illustre par une « diplomatie de l’image ». Qu’il s’agisse des accords miniers opaques avec l’administration Trump ou des visites d’État aux objectifs flous, notamment en Serbie ; ces missions ne produisent aucun dividende tangible pour le Congolais moyen.
Gouverner par la peur semble être l’unique boussole de la dynastie régnante : arrestations arbitraires et parodies de justice deviennent les piliers d’un système qui préfère la force au consensus. Triste destin pour notre géant, la RDC, prise en otage par les tâtonnements d’une gouvernance sans fondement légitime et dépourvue d’une vision claire.
Peuple congolais, notre salut a une identité : SAUVONS LA RDC.
Tribune d’Aubin Minaku,
Homme politique Congolais.
