Après l’euphorie des nominations gouvernementales, l’heure n’est plus aux discours, mais à l’action. La phase de la « realpolitik » s’impose désormais, marquant la fin des hésitations et le début d’une accélération résolue vers le développement, conformément à la vision portée par le Président de la République, Denis Sassou Nguesso.
Dans ce contexte, le Ministre de l’Énergie et de l’Hydraulique, Jean Bruno Richard Itoua, dispose d’un délai symbolique mais décisif de 100 jours pour faire ses preuves. Fort de son expérience passée à la tête de ce même département entre 2005 et 2011, il maîtrise les enjeux d’un secteur hautement stratégique, au cœur du projet national « Accélérons la marche vers le développement ».
Le défi est clair : faire de l’accès universel à l’électricité et à l’eau potable une réalité (Objectif de Développement Durable 6 et 7 des Nations-Unies ). Aucun développement durable n’est envisageable sans une couverture énergétique fiable et une distribution équitable de l’eau. Le Ministre, en tant qu’ingénieur expérimenté, est attendu sur des résultats concrets et mesurables, capables de transformer ces ambitions en réalisations tangibles.
Cependant, les obstacles sont bien identifiés. Les entreprises publiques telles que E²C (ex-SNE) et la LCDE (ex-SNDE) constituent aujourd’hui des points de tension majeurs. Leur inefficacité chronique appelle des réformes profondes, structurelles et courageuses. Les diagnostics ont déjà été établis, notamment par son prédécesseur, Émile Ouosso, qui a clairement exposé les dysfonctionnements du secteur. Il ne s’agit donc plus d’analyser, mais d’agir.
Les leviers existent : diversification du mix énergétique à travers le solaire photovoltaïque, l’éolien, la biomasse, modernisation des infrastructures, amélioration de la gouvernance des entreprises publiques. Les solutions techniques sont connues ; la question centrale reste celle de leur mise en œuvre rapide et efficace.
Par ailleurs, le temps des grandes messes institutionnelles, conférences, ateliers et séminaires doit céder la place à une logique d’exécution. Les rapports d’institutions internationales comme la Banque Mondiale ou la BAD ont déjà largement documenté le secteur. Le véritable enjeu réside désormais dans la mobilisation des financements et leur allocation stratégique.
En définitive, l’accès à l’énergie et à l’eau ne constitue pas seulement un impératif social, mais un levier économique majeur. Il conditionne l’émergence d’un tissu entrepreneurial dynamique et la création d’opportunités pour les Congolais. Le Ministre est donc attendu sur une gouvernance orientée résultats, capable de traduire les promesses en impacts concrets pour la population.
Les congolais vont le jeter au fleuve cette fois-ci.
« Ce n’est pas le problème qui compte, mais la capacité à y apporter une solution », Albert Einstein.
« On ne résout pas les problèmes avec les modes de pensée qui les ont engendrés », Albert Einstein.
« La véritable mesure d’un leader n’est pas dans les promesses, mais dans sa capacité à résoudre les problèmes concrets », (adaptation inspirée de Peter Drucker).
« Face aux difficultés, certains cherchent des excuses, d’autres cherchent des solutions », (proverbe).
« Un problème est une opportunité déguisée de démontrer son intelligence et son courage », John F. Kennedy.
Fait à Paris, le 1er Mai 2026
Tribune de Evrard NANGHO,
Le Patriote Engagé.
