La partie Zico Mukanga n’a pas tardé à réagir face aux diffamations relayées en ligne contre son image. Elle affirme n’entretenir aucun rapport avec la femme qui l’accuse d’occupation illégale de son prétendu terrain situé dans le site « Mukanga 3 », à Mont-Ngafula. La « plaignante » cite l’ASBL sans apporter la moindre preuve contractuelle. Pour le camp Zico Mukanga, cette démarche traduit une volonté manifeste de nuire sur un marché foncier kinois en pleine expansion.

Une réclamation tardive après six mois de silence
Un haut cadre de l’ASBL Zico Mukanga a mis en lumière trois incohérences majeures dans les propos de la plaignante. D’abord, le site Mukanga 3 a été inauguré publiquement en octobre 2025. Le bureau du quartier a ouvert en mars 2026. Aucune contestation n’a été formulée durant six mois. La dame n’apparaît qu’en avril 2026 sur les réseaux sociaux. « Où était-elle pendant tout ce temps ? », s’interroge ce cadre. Il s’étonne de cette apparition près d’un an après les derniers événements liés aux ventes officielles. En droit, l’inaction prolongée face à une occupation publique et notoire porte atteinte à la force d’une revendication. Si un préjudice était réel, pourquoi attendre l’installation visible des structures ?

Un terrain qui change selon les vidéos
Dans une première séquence, la plaignante identifie l’emplacement du bureau du quartier comme sa propriété. Dans la seconde, elle revendique un espace distinct. Deux localisations pour une seule plainte. Or, les limites du site Mukanga 3 sont officiellement bornées depuis octobre 2025 par la Division du cadastre de Mont-Ngafula. Cette variation jette le doute sur sa connaissance réelle du site.
Le refus de saisir le vendeur, seul interlocuteur légitime

Le camp Mukanga déplore le refus catégorique de la plaignante de rencontrer le chef coutumier David Matadi Kibala. La législation foncière est pourtant explicite. L’action en revendication se dirige contre le vendeur en cas de vice. L’acquéreur de bonne foi, détenteur d’un titre régulier, bénéficie d’une protection légale. Contre toute logique, la plaignante privilégie les réseaux sociaux comme voie de revendication.
Zico Mukanga : un acheteur, pas un acteur du conflit
L’ASBL Zico Mukanga se présente comme un acquéreur de bonne foi. Elle affirme détenir l’acte de vente coutumier paraphé avec David Matadi Kibala. Malgré le refus de son propriétaire, la structure Zico Mukanga est dans son plein droit de traduire en justice « toute diffamation » contre sa réputation.

Ce contentieux émerge alors que plusieurs sociétés investissent le secteur foncier à Kinshasa. La rivalité commerciale s’intensifie. La plaignante a-t-elle opté pour une stratégie d’attaque destinée à nuire à Monsieur Zico Mukanga ? Les faits le laissent penser, surtout lorsque l’on observe qu’elle ne cesse d’appeler au boycott des projets Mukanga sans produire le moindre titre de propriété.
D’ores et déjà, le camp de David Matadi Kibala a engagé des poursuites. Une première plainte pour diffamation a été déposée le 21 avril 2026 au commissariat de Mitendi. Elle vise à restaurer l’honneur du chef coutumier, également député provincial, accusé de cession illégale. Une seconde plainte a été enregistrée auprès de l’auditorat militaire. Elle est justifiée par une descente de la plaignante sur le site Mukanga 3, accompagnée d’éléments armés. Selon des témoignages recueillis sur place, du matériel aurait été détruit et un mouvement de panique provoqué. Or, le recours aux forces armées dans un différend de nature civile constitue une infraction.
En définitive, le camp Mukanga décline toute implication de son président dans ce dossier. En matière foncière, le litige oppose le cédant à l’acheteur initial. L’acquéreur final ne saurait être inquiété lorsqu’il détient un titre régulier.
Nouvelle.Cd
