Le 31 mai 2025, nous avons tous été exaltés par la victoire du Paris Saint-Germain (l’équipe appartient à la ville de Paris et Saint Germain en laye). Cet exploit footballistique était attendu par les Parisiens. Il y a beaucoup de leçons à tirer sur cette victoire surtout sur le plan tactique.
La finale de la champions league entre le club Français PSG et Italien, Inter de Milan, est une belle leçon de vie qui doit inspirer les dirigeants Congolais.
En effet, le passage de plusieurs célébrités au club (Ibrahimovic, David Beckham, Messi, Neymar, Di Maria, Mbappé, etc…) y compris les coachs n’a pas permis au club de remporter la champions league. Le football est un jeu collectif comme le Gouvernement, le fait d’aligner les stars qui avaient déjà un nom n’était pas une garantie de réussite. Au Congo, les stars sont les même Ministres qui sont là depuis des décennies et qui n’ont plus l’engouement de prouver quoi que ce soit.
C’est exactement le cas du PSG. Le Qatar a enfin compris qu’un empilement de noms célèbres ne menait nulle part. Que le football n’était pas un « All Star Games ». Que Paris ne devait pas être un palace cinq étoiles où chaque joueur disposait à tout moment de son room service. Le coach Espagnol Luis Enrique qui joue le rôle du Premier Ministre au Gouvernement, a été l’artisan de cette victoire.
Pour la première fois depuis le début de l’ère QSI, le PSG affiche une identité de jeu marquée et une vraie force collective. Ce n’est pas un hasard si cela coïncide avec les départs des superstars, Lionel Messi et Neymar en 2023, puis Kylian Mbappe en 2024, critiquées pour leur manque d’investissement dans les tâches défensives. « Nous allons fabriquer nos propres stars », promettait Luis Enrique en septembre dernier. Homme du match en finale, Désiré Doué en est une désormais.
N.B : c’est le départ des stars qui a fait éclore les nouveaux talents. Tant que nous aurons toujours les mêmes Ministres qui se comportent comme des super stars et qu’ils se sentent suffisamment importants, notre pays ne va jamais avancer et notre pays va continuer à s’enfoncer dans l’abîme. Au Congo, nos dirigeants sont incapables de tirer les leçons sur les erreurs du passé, chaque mandat on refait toujours les mêmes erreurs depuis des décennies. Une fois de plus, c’est la jeunesse qui est venue revigorer l’équipe du PSG en consolidant le score et le jeu jusqu’à la fin. Quelle belle leçon !
À 9 mois de l’élection présidentielle, le Président Congolais Denis Sassou Nguesso n’a jamais compris qu’il faudrait changer d’équipe, de se séparer de plusieurs Ministres stars pour avoir de bons résultats.
Le Congo-Brazzaville a un problème d’hommes, c’est notre classe politique qui pose problème. Il n’y a que d’autres hommes qui peuvent remédier aux différents échecs que nous connaissons aujourd’hui dans notre pays.
Luis Enrique (l’équivalent du Chef du Gouvernement), le coach espagnol, loin des envolées lyriques, incarne l’esprit du droit administratif appliqué à la performance collective. Il agit comme un véritable régulateur : il fixe les compétences de chacun, attribue les zones de responsabilité et vérifie la bonne exécution des tâches. Sa vision tactique n’est pas seulement technique, elle est structurelle. Elle rappelle la hiérarchie des normes : le collectif prime sur l’individuel et le plan de jeu sur les impulsions.
L’esprit d’équipe, c’est ce qui fait défaut chez plusieurs stars du ballon rond, c’est exactement aussi ce qui fait défaut dans le Gouvernement hétérogène de notre pays, rempli de stars imbus de leur petite personne, le pays ne s’en sort pas. L’esprit d’équipe traduit la capacité d’une personne à participer à l’atteinte d’un objectif partagé, à collaborer avec les autres, à privilégier la réussite du groupe plutôt que sa réussite individuelle.
Les Congolais ont besoin de rêver, nos Ministres stars ont tous montré leurs limites, l’opposition aussi peine de faire rêver les Congolais. Plus personne ne croit à notre équipe gouvernementale habituée aux échecs à répétition et qui brille dans une médiocrité sans précédent.
« C’est quand on n’a plus d’espoir qu’il ne faut désespérer de rien », Sénèque, Médéa.
« Fais de ta vie un rêve, et d’un rêve, une réalité », Antoine de Saint Exupery. Fait à Lyon, le 4 juin 2025
Evrard Nangho,
Le Patriote engagé.
