La diplomatie Congolaise face au nouvel ordre mondial doit revêtir sa plus belle robe qui est celle de défendre les intérêts des Congolais. Malheureusement depuis des décennies, elle s’est limitée uniquement à une diplomatie des salons, expectative sans réelle ambition.
Au moment où certains africains ont compris que leurs diasporas sont un atout majeur qu’il faudrait intégrer dans le processus de développement de leurs pays, au Congo-Brazzaville, la diaspora reste une menace constante pour le pouvoir en place.
« La diplomatie Congolaise s’aligne ainsi sur une tendance observée dans plusieurs pays africains : reconnaître dans la diaspora un prolongement naturel de l’État », disait Jean-Claude Gakoso. Voilà un vœu pieux du pouvoir qui ne verra le jour que dans l’éternité. Bienvenue au pays des intentions où la réalisation relève d’un parcours du combattant. Jusqu’à présent, la diplomatie Congolaise n’a jamais compris que la diaspora est une force pour le développement du pays.
Quelles sont les stratégies mises en place par le ministère des Affaires Étrangères et des Congolais de l’étranger pour intégrer pleinement la diaspora dans le prolongement de l’État comme l’affirme le Ministre ??? Le Département des Congolais de l’étranger est inaudible depuis des décennies. Que fait l’État ?
Des promesses, des engagements non tenus (la diaspora ne bote pas, il existe aucune structure accompagnatrice des porteurs de projets, etc…)
En bref la diplomatie Congolaise doit être vraiment réorientée vers plus de pragmatisme. « Les États n’ont pas d’amis que des intérêts », dit-on. Les intérêts du Congo doivent être mis en avant dans la nouvelle stratégie diplomatique que nous voulons développer. Ce n’est que de cette manière que nous pourrons parler d’efficacité et de réalisme. La diplomatie des salons doit céder la place à la diplomatie d’influence, le Soft Power. La vision de notre diplomatie est de conquérir les marchés, bâtir des coalitions, former les Congolais dans plusieurs secteurs stratégiques pour nous permettre d’avoir un savoir-faire, faire rayonner notre identité culturelle, attirer les touristes pour que ce secteur soit une valeur ajoutée dans notre économie.
Ce dont Madame Françoise Joly s’attèle depuis un moment dans les négociations internationales en élargissant l’horizon des partenaires latéraux et multilateraux du Congo.
Fait à Paris, le 20 août 2025
Evrard NANGHO,
Le Patriote Engagé
