L’analyste politique Congolais, Ben Bryant Mbuyi, revient sur les faits marquants de la démarche politique de l’actuel Président Rwandais, Paul Kagame, lesquels ont conduit à sa prise de pouvoir de manière injuste, tout en déclenchant une guerre civile entre deux tribus du pays pourtant destinées à vivre ensemble.
Dans sa tribune, Ben Bryant Mbuyi rappelle l’assassinat de deux Chefs d’État africains par Paul Kagame, sa commercialisation à l’échelle mondiale d’une « guerre civile » Rwandaise transformée en « Génocide » pour ses propres intérêts, sans oublier sa politique machiavélique qu’il inflige contre la République Démocratique du Congo, bien évidemment avec les mêmes stratégies qui lui ont permis de prendre le contrôle du Rwanda.
Ci-dessous, l’intégralité de sa tribune :
Décideur de l’APR, Paul Kagame a ordonné l’assassinat de deux Présidents africains, Juvenal Habyarimana du Rwanda et Cyprien Ntaryamira du Burundi en abattant le Falcon 50 qui transportait les deux personnalités en itinérance pour rechercher la paix gravement menacée par la rebellion de Kagame.
Depuis l’attentat de ce triste 06 avril 1994, le Rwanda s’est enlisé dans une guerre civile d’une cruauté sans pareille : les Tutsis s’en prennent aux Hutus pour les chasser complètement du pouvoir après avoir tué Habyarimana. Les Hutus voulant venger la mort du Président et se protéger s’en prennent également aux Tutsis.
La suite appartient à l’histoire : le Rwanda se déchire, le sang coule et la chair brûle ; des milliers de morts dans cette guerre civile entre Hutus et Tutsis.
Après avoir éliminé Habyarimana, à la suite de Bizimungu, Kagame atteint son objectif ultime : devenir Président du Rwanda et régner en Tyran. Cynique et impudent, le Tyran de Kigali s’arrange pour faire oublier son acte déclencheur de guerre civile, il arrive à attirer l’attention sur la date du 07 avril comme journée de commémoration de ce qui est devenu son fond de commerce ; une guerre civile devenue genocide (le fameux #Kwibuka31) et non sur le 06 avril où il a tué deux chefs d’Etat.
Effronté, sans scrupule ni vergogne, Kagame impose son narratif : la guerre civile qui a vu mourir autant des Hutus que de Tutsis est devenue un « Genocide » où seuls les Tutsis ont été victimes et tous les Hutus sont traités sans ménagement de « génocidaires », contrairement aux apparences.
Complaisant, le monde (une infime partie en tout cas), a commémoré un « Genocide » autour de l’instigateur et le Génocidaire en chef dans la peau d’un Chef d’État qui ne se gêne pas de reproduire dans un pays voisin, le chaos qu’il a produit chez lui pourvu qu’il atteigne ses objectifs égoïstes.
Ben Bryant Mbuyi
Analyste politique et économique
