Depuis la nomination de Jean-Jacques Bouya aux Grands Travaux, jusqu’à son poste actuel de Ministre d’État, le Congo traverse un malheur silencieux : des milliards de francs CFA ont été dépensés pour des « grands travaux » insignifiants, sans impact réel sur notre développement durable.
Malgré ces dépenses colossales, aucun effort concret n’a été fait pour créer une entreprise nationale de travaux publics, capable de maintenir les ouvrages réalisés et de développer l’expertise nécessaire pour concrétiser la vision du Président Denis Sassou Nguesso. Comment, en plus de deux décennies, notre pays n’a-t-il pas réussi à structurer un tissu industriel solide dans des secteurs stratégiques (industries manufacturières,etc…).
Autrefois, avec des moyens financiers modestes, des entreprises comme la RNTP, Socofran CDE, assuraient efficacement les travaux publics. Aujourd’hui, malgré des milliards dépensés, nous sommes incapables de reproduire ce modèle et de répondre au chômage endémique des jeunes par la création d’emplois locaux.
Le Gouvernement pourrait jouer un rôle déterminant en devenant actionnaire majoritaire ou minoritaire dans des entreprises nationales ou privées comme cela se fait ailleurs dans le monde. La démocratie et la politique de privatisation massive ont démantelé notre tissu économique, laissant le Congo sans industrie nationale.Il est urgent que la Délégation générale aux grands travaux et la coopération internationale élaborent une stratégie nationale d’industrialisation, alignée sur nos ressources et notre potentiel, afin de créer des fleurons industriels congolais.
Tant que les grandes réformes et les investissements locaux ne seront pas réalisés, les slogans comme « Poursuivons ou accélérons la marche vers le développement » resteront des mots vides de sens. Le salut du Congo ne viendra pas de l’étranger : il doit naître d’investissements locaux, d’une industrie nationale forte et d’une vision politique claire.
« L’industrie est l’âme de la prospérité d’un État ; qui la néglige s’expose à la dépendance et à la ruine », Jean-Baptiste Colbert.
« Le retard industriel équivaut au retard économique et social ; nul progrès durable n’est possible sans industrie », Walt Rostow.
« Un pays sans industrie est un pays à la merci des autres », Friedrich.
Fait à Issoudun, le 25 mars 2026
Tribune de Evrard NANGHO,
Le Patriote Engagé
