À la veille de la signature de l’accord du siècle entre le Rwanda et la RDC sous l’égide des États-Unis, et à deux jours de la célébration de l’indépendance de notre pays, l’on se demande si nous sommes réellement indépendant.
Le général Janssens, ancien chef d’État-major de l’armée coloniale Belge, avait dit ceci au lendemain de la proclamation de l’indépendance : « avant l’indépendance = après l’indépendance ».
Même s’il l’a prononcée dans le contexte de la discipline militaire, cette phrase est prémonitoire, à l’instar de celle de Franck Fanon qui disait au lendemain des indépendances des pays africains : « l’Afrique noire est mal parti ».
A la date d’anniversaire de notre pays ce 30 juin 2025, la RDC n’est pas toujours indépendant. Certes, nous avons une indépendance nominale, minable, minimale, et non totale, comme disait Patrice Lumumba. Cela est valable pour plusieurs pays Africains. Nous sommes incapables de fabriquer même les cures dents. Dans presque tous les domaines, nous dépendons des autres pays.
Comment peut-on se targuer de dire que nous sommes indépendants alors qu’il nous manque le minimum vital ? Nous espérons ardemment que l’accord entre notre pays et le Rwanda concocté par le Président Félix Tshisekedi va nous procurer la paix nécessaires pour notre développement.
Moïse Moni Della,
Porte-parole du peuple,
Président du parti Conade,
Co-fondateur de l’UDPS,
Vice-Ministre honoraire de l’Information et de la Presse
