Qui l’aurait cru ? Félix Tshisekedi est en passe de réussir à imposer la paix dans la sous région grâce à une diplomatie agissante et percutante dirigée par la Ministre Thérèse Kayikwamba Wagner.
Le rêve de mettre fin à une guerre longue et populaire de près de 30 ans devient de plus en plus plausible. Les États-Unis sont une puissance qui soutenait sans relâche le Rwanda et entrainait ses alliés occidentaux dans ses prises de positions. On doit avoir le courage de dire que c’est une révolution, un revirement en douceur sans douleur. La réaffirmation de la souveraineté et de l’intégrité du Congo dans l’accord de principes est une victoire du peuple Congolais dans sa diversité.
Par contre, la notion de cogestion des minerais, fleuves et rivières peuvent faire l’objet de plusieurs interprétations qui rappellent le discours de l’ancien Président Français, Nicolas Sarkozy qui preconisait le partage des richesses entre les deux pays. Une telle approche peut légitimement susciter une crainte, connaissant les convoitises de nos frères rwandais.
Pour cela, je propose une close d’évaluation après deux ans de la mise en place de l’accord proprement dit attendu, avec une possibilité de le modifier. La paix est un processus cumulatif, d’où la possibilité d’un dialogue interne convoqué par le Chef de l’Etat sous la houlette de la CENCO, l’ECC, les musulmans, les Kimbaguistes et les Eglises de réveil.
On ne cessera de le dire, la paix n’a pas de prix, rien ne vaut la paix. Ce n’est pas pour rien si Maréchal Mobutu se disait prêt « à pactiser avec le diable» pour refaire l’unité du pays.
Pour la paix, dans la cohésion nationale préconisée par le Chef de l’Etat, soutenons cet accord de principes sous réserve de quelques amendements, car il n’y a jamais un accord ou un texte parfait à l’exception du coran et de la bible. Il y a un principe universel de droit qui dit : « vaut mieux un mauvais arrangement qu’un bon procès ».
Un ancien Ministre Français des Finances après la 2ème guerre mondiale disait : « fais moi la bonne Finance, je vous ferai la bonne politique ». Les Américains appliquent à la lettre, dans ce cas de figure, le principe selon lequel un pays n’a pas d’amis, il n’a que les intérêts.
Moïse Moni Della
Porte-parole du peuple Président du parti Conade
Co-fondateur de l’UDPS
Vice-ministre honoraire de la Presse et de l’Information
