Excellence Madame la Première Ministre,
Depuis un certain temps, l’on observe une lourdeur croissante dans les exigences établies par la Ministre d’État en charge des Hydrocarbures pour l’octroi des autorisations aux sociétés commerciales intervenant dans l’approvisionnement en carburants.
Madame la Ministre Acacia Bandunbola met en œuvre des réformes qui alourdissent considérablement le fonctionnement du secteur. Plus regrettable encore, ces réformes sont engagées sans une réelle consultation des experts ni du Secrétariat général aux Hydrocarbures. Il en dégage ainsi de sérieux désaccords entre le ministère des Hydrocarbures et le Secrétariat général aux Hydrocarbures.
Au moment même où des tensions s’observent dans l’approvisionnement en carburant à l’échelle mondiale, le Gouvernement a pourtant consenti à des mesures d’allègement afin de faciliter l’approvisionnement et prévenir toute pénurie.
Cependant, dans le même temps, Madame la Ministre rend davantage contraignantes les démarches administratives liées au renouvellement des autorisations. Elle semble accorder une attention particulière aux desiderata des majors du secteur, alors que celles-ci ne peuvent, à elles seules, couvrir ne serait-ce que 30 % des besoins de la population congolaise. Ce sont les sociétés commerciales privées qui assurent, en grande partie, la stabilité de ce secteur.
Nous vous demandons respectueusement de bien vouloir rappeler Madame Bandubola à davantage de souplesse dans la facilitation des activités des entreprises, ainsi qu’à une meilleure collaboration avec le Secrétariat général aux Hydrocarbures, afin de garantir un approvisionnement fluide en carburants en République Démocratique du Congo.
En l’état actuel, certaines de ses orientations semblent aller à l’encontre de la vision sociale prônée par le Chef de l’État, Félix Tshisekedi.
Tribune de Christian Ilunga Mutombo,
Opérateur économique congolais
