Le chef de la majorité présidentielle, Anatole Collinet Makosso, s’est lancé dans une diatribe contre les partis politiques d’opposition et leurs militants pendant la cérémonie d’intégration de nouveaux adhérents au PCT.
Dans son élocution magistrale, le Premier Ministre n’a pas hésité de donner des leçons aux partis politiques d’opposition et à leurs militants sur la social-démocratie à la sauce du PCT.
« Ceux qui sont en face de nous n’ont jamais eu d’arguments, parce qu’ils ne connaissent pas et non pas d’idéal, ils ne savent pas pourquoi ils militent au sein des partis politiques. Ils n’ont pas une histoire de leurs partis, ils sont pour la plupart des simples groupes d’agitation. Leur seul projet de société, leur seul programme, c’est la caricature. Lorsque vous discutez avec certains militants d’autres partis, ils n’ont qu’un discours : vilipender et critiquer le PCT, diaboliser le PCT par des insultes, par la caricature. Hors l’insulte et la caricature, ce sont des arguments des gens qui n’ont aucun projet, qui sont carents, qui n’ont rien à dire etc. Ils ne sont pas capables de débattre avec vous de façon sereine parce qu’ils ne savent pas ce qu’ils devraient dire (…) Vous êtes des voleurs, il y a longtemps que vous êtes au pouvoir.(…) Il faut les emmener à débattre, un débat fécond, un débat de fond, un débat de principe (…) Les partis politiques qui se réclament de la social-démocratie mais qui ne se présentent jamais aux élections alors que le mode d’accession au pouvoir dans la social-démocratie sont des élections libres et transparentes. Ils sont à la recherche d’un mouvement populaire, ils veulent repartir à l’étape des coups d’état et vous entendez les dirigeants de ces partis se réclamer de la social-démocratie », dixit le Premier Ministre.
Dans la forme, le chef de la majorité présidentielle a totalement raison, mais dans le fond, il est totalement à côté de la plaque puisque le PCT est au pouvoir sans partage dans notre pays presque pendant 5 décennies. L’endettement abyssal de notre pays est le fruit de la mauvaise gestion du PCT, les détournements de fonds publics, l’enrichissement personnel qui est devenu un sport national institué par le PCT. La liste des maux qui minent notre pays n’est pas exhaustive.
En outre, le locataire de la Primature définit la social-démocratie comme la démocratie pluraliste, les droits de l’homme, la justice sociale, la paix, la responsabilité sociale, l’unité nationale, le développement durable, etc. Les Congolais peuvent s’interroger réellement si le PCT est capable de mettre en œuvre ses idéaux énumérés par le chef de la majorité présidentielle ? Parlant de la justice sociale par exemple, l’inégalité sociale qui règne dans notre pays laisse les Congolais pantois face au leadership du PCT.
In fine, le courage politique du Premier Ministre est à féliciter quand il appelle les Congolais à un débat d’idées et non à l’insulte et à la caricature. La politique Congolaise manque de vitalité faute de débat de fond. Le Premier Ministre est le seul membre du PCT qui accepte les débats contradictoires avec certains Congolais.
L’art oratoire n’est pas le propre à l’opposition, ni à la diaspora moins encore du PCT. C’est une maladie Congolaise qu’il faudrait soigner. Notre démocratie souffre énormément, la grande responsabilité revient au PCT qui veut se dédouaner de sa responsabilité dans la gestion de l’état. Le diagnostic seul ne suffit pas, il faudrait agir. Les Congolais espèrent que le PCT va ouvrir le débat pendant la campagne de l’élection présidentielle qui pointe à l’horizon ?
Est-ce que le candidat du PCT à l’élection présidentielle sera capable de débattre avec les autres candidats de l’opposition ?
Les Congolais attendent impatiemment le bilan du PCT pour un débat serein et respectueux des principes de la social-démocratie.
« Un adversaire politique n’est pas un ennemi, c’est un partenaire du débat démocratique », Ségolène Royal.
Fait à Paris, le 31 août 2025
Evrard NANGHO,
Le Patriote Engagé
